L’allocation aux adultes handicapés (AAH) s’inscrit dans le prolongement de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Le jeune adulte peut en bénéficier dès ses 20 ans, ou dès ses 16 ans s’il cesse de réunir les conditions d’ouverture du droit aux allocations familiales. Pour cela, il doit répondre à plusieurs critères.

À combien puis-je prétendre ?

Pour que l’AAH soit accordée, la CDA doit reconnaître un taux d’incapacité de plus de 80 %. Si ce taux se situe entre 50 % et 79 %, vous pouvez éventuellement prétendre à cette allocation. Vous devrez alors ne pas avoir occupé d’activité professionnelle depuis un an ou être dans l’impossibilité de vous procurer un emploi du fait de votre handicap. Le montant maximum de l’AAH s’élève à 621,27 €.

Cette aide peut être complétée par un complément de ressources si votre capacité de travail est reconnue inférieure à 5 % ou par une majoration pour la vie autonome si vous êtes au chômage en raison de votre handicap. Attention, l’AAH est cumulable seulement avec certaines aides financières telles que la pension d’invalidité ou la rente accident du travail. Pour en savoir plus, rapprochez-vous des professionnels du secteur social.

Pour combien de temps ?

Selon le handicap et la situation du demandeur, l’AAH est versée pour une durée de un à cinq ans. Toutefois, pour les personnes très lourdement handicapées dont le handicap ou la maladie ne risque pas d’évoluer, l’allocation peut être accordée jusqu’à dix ans (par exemple, pour une personne porteuse de trisomie 21).

Tout renouvellement entraîne la constitution d’un nouveau dossier, avec pièces justificatives et certificat médical à l’appui. Par ailleurs, n’oubliez pas de signaler tout changement dans votre situation, par exemple un retour à l’emploi, qui modifierait le versement de l’AAH.